Téléphonie Mobile et AFSSE :  la vérité au grand jour ?

par ASL.

 

" Les 10èmes Entretiens Écologiques du Sénat "

organisés au Palais du Luxembourg à Paris par Orée & Valeurs Vertes

ce 10 octobre 2005, ont eu pour thème

ENVIRONNEMENT : DES EXPERTS LÉGITIMES POUR UN VRAI DÉBAT.

 

Lors de la première table ronde sur LE RÔLE DE L’EXPERT, dans une salle comble, à une question de Stéphen KERCKHOVE, Délégué Général d’Agir pour l’Environnement :

« . . . L'expertise de l'AFSSE ne fut ni indépendante, ni contradictoire, ni transparente »,

 

le Président du Conseil d’Administration de l’ex. AFSSE, devenue l’AFSSET,

Monsieur Guy PAILLOTIN, a répondu en ces termes : (voir le script complet), extraits :

« La réponse la plus simple et la plus directe pourrait être la suivante : Je vous admire d'avoir encore de l'espoir en l'AFSSE, . . . L'expertise de l'AFSSE sur la téléphonie mobile n'a jamais suivi, ni de près, ni de loin les règles que l'AFSSE s'est fixée à elle-même ; donc c'est une expertise que je considère, en tant que Président du Conseil d'Administration, comme n'existant pas, n'étant pas le fait de l'AFSSE, puisqu'elle ne correspond pas aux textes que le Conseil d'Administration a lui-même adoptés. . . . il existe tout de même l'expertise juridique puisqu'à tout moment, le juge peut vous demander qu'elle est la consistance de l'expertise de l'AFSSE. J'ai indiqué récemment à la direction générale de l'AFSSE que nos expertises ne tenaient pas devant une expertise juridique. »


Ces propos venant d’une personne ayant en charge de telles responsabilités même si elles ont le mérite de la franchise, chose rare de nos jours dans certains milieux, nous ont laissé cois sur l’instant.

 

Coïncidence troublante, ces déclarations surviennent la veille de la publication en lien d’un document

par next-up organisation  ˝ Y a-t-il un psychanalyste dans la salle ?˝,  . . .

 

Toujours est-il qu’après les remous provoqués par ses déclarations, Monsieur Guy PAILLOTIN, revient sur ses propos avec des nuances (article du monde en date du 14 octobre 2005),

de même quelques heures après, la Directrice de l’AFSSET, Madame FROMENT-VEDRINE, a remis en cause les propos de son Président !.

 

On pourrait disserter pendant des heures sur l’AFSSET, ce qui est a été dit à haute et intelligible voix par son

Président, c’est tout simplement ce que dit depuis toujours l’ensemble des associations de France représentatives de la population concernée par les problèmes sanitaires récurrents générés par la téléphonie mobile.

Rappelons-nous quelques extraits révélateurs et prémonitoires de ˝Pourquoi j'ai démissionné de l'AFSSE˝, en date du 9 juin 2005 du Professeur Denis Zmirou-Navier Directeur Scientifique de l’AFSSE :

 (extrait) « . . .  Le champ de l'environnement et de la santé est, par nature, propice aux jeux d'influence pour la défense d'intérêts variés. Les sujets traités ont souvent des implications socio-économiques importantes. Tous les pays avancés ont mis en place des dispositifs concourant à l'impartialité de l'expertise. L'externalisation des instances d'expertise par rapport aux centres de décision et leur dotation en moyens appropriés sont des conditions importantes. L'instauration de règles sur la traçabilité et la transparence des procédures d'expertise visent à permettre à toute partie intéressée de vérifier leur caractère non biaisé. Enfin, la prise en compte de l'ensemble des points de vue scientifiques sur le sujet traité dans une perspective multidisciplinaire et l'organisation du débat entre experts qualifiés ne partageant pas la même interprétation des faits, si c'est le cas, est une condition essentielle. Dans tous les cas, la direction de l'agence d'expertise doit s'interdire de s'ingérer dans la production scientifique en suggérant telle interprétation ou présentation des faits. Elle doit s'obliger à exposer le résultat de ce travail difficile dans les meilleurs délais, après pleine validation par les experts, en l'accompagnant des recommandations qu'elle juge nécessaire de formuler. Ces principes n'ont malheureusement pas été scrupuleusement respectés par la direction de l'AFSSE. En témoigne l'extrême frilosité de l'expression publique de l'Agence, peu soucieuse de s'exposer à l'interpellation extérieure. Nous avons profondément modifié nos milieux de vie au cours du siècle écoulé. Nous payons et nos enfants paieront demain le prix de nos aveuglements. La construction d'une capacité d'expertise publique indépendante faisant autorité dans notre pays et au plan européen dans le champ de la sécurité sanitaire engage l'ensemble de l'Etat. Celui-ci n'a pas su ou voulu prendre toute la mesure de sa responsabilité . . .  »

ASL avait mis lourdement en cause il y a de cela quelques mois l’AFSSET et son Directeur Scientifique :

-  1 / ASL  a accusé l’AFSSET d’incohérence, pouvant provoquer de graves conséquences sanitaires :

Par exemple, Monsieur le Pr Denis ZMIROU dans le rapport qui porte son nom et qui fait référence officielle, précise qu’il faut éviter d’exposer certains établissements dits sensibles comme les écoles, dans les faisceaux (lobes) des antennes relais et ce, dans une zone de 100 mètres. Si ASL a bien compris, nos enfants doivent donc bien être protégés pendant les 8 heures de classe, mais après, . . .  il n’y a donc aucun danger, ils peuvent rentrer chez eux et se faire irradier ″sans problème″ pendant les 16 heures restantes !

Pour ASL, les mêmes précautions doivent être appliquées tant à un enfant dans son école, qu’à un enfant dans sa maison.

 

- 2 / ASL ne peut que constater des aberrations et ce n'est pas un euphémisme:

Dans son Rapport à l’AFSSET sur la téléphonie mobile et santé Edition 2004-2005, remis en Février 2005

le  Groupe d’Experts écrit par exemple :

˝ REGLEMENTATION ET MISE EN ŒUVRE :

˝ . . . Les valeurs limites que ne doivent pas dépasser les champs électromagnétiques émis par les stations radioélectriques et les équipements terminaux radioélectriques résultent respectivement du décret n°2002-775 du 3 mai 2002 et de l’arrêté du 8 octobre 2003 fixant les spécifications techniques applicables aux équipements terminaux radioélectriques.˝

 Ce décret 2002-775, signé dans les conditions que l’on sait, définit les normes d’exposition en vigueur du rayonnement (irradiation) des antennes relais sur les populations, notamment pour la 3G une norme d’irradiation maximum de . . . 61Volts/m !.

Ce fameux décret qui est censé protéger la population Française, qui est opposable dans tous les contrôles officiels de mesures exécutées suivant le protocole ANFR, et par devant les Tribunaux(donc force de loi), est  ˝ la cuirasse˝ des opérateurs, il nous interpelle :

Un humain peut-il vivre (résister) sous cette norme (irradiation) de 61 Volts/m ? 

Cette question  pourrait paraître absurde, mais en d’autres termes plus explicites :

Ce décret protége-t-il les humains ou peut-il les tuer ?. Y-a-t-il eu une réelle expertise ?  

La réponse est sans  équivoque, s’il se trouve des personnes qui prétendent le contraire, qu’elles nous le prouvent.

Plus surprenant, comme cette situation échappe à tout entendement, la durée d’exposition qui est pourtant mentionnée sur le texte européen de juillet 1999, ne figure nulle part dans le rapport de la DGS,  et donc n’est pas définie dans le décret, et pour cause, ne serait-elle pas de 6 minutes ?

Et après les 6 premières minutes ?

Cette omission constitue une fraude avérée, puisque la période de 6 minutes retenue pour le moyennage dans les documents européens, correspond en réalité à la thermorégulation du corps humain.

Face à ces constats, que font ceux qui ont en charge les problèmes de santé dans notre pays ?

 

 

- 3 / ASL  constate que les préconisations de l’AFSSET ne sont pas respectées :

˝ 12.2.3 Exposition due aux stations de base :

 . . . Le déploiement des réseaux doit continuer à se faire en concertation étroite avec les populations et les élus et avec un souci récurrent d’intégration.˝

 ˝ 14.2 Gestion du risque

 14.2.2 Stations de base

 . . . Lors de nouveaux déploiements de réseaux, une attitude de concertation permanente avec les

collectivités locales et le public doit être la règle (application du guide des bonnes pratiques AMF-AFOM).˝

Force est de constater que dans les cas ˝d’implantations de sites de stations d’antennes relais en certains lieux d’habitat ou sensibles˝, il n’existe aucune concertation,  information légale de la population, et les ˝bonnes paroles˝ du guide AMF-AFOM, même si elles ne sont pas opposables, sont systématiquement bafouées, les exemples ne manquent pas !.

En l’état actuel, ces dérives font que la situation échappe à tout entendement, elle n’est plus sous contrôle.

ASL considère toutes ces "anomalies" comme de graves fautes, qui ont actuellement des répercutions délétères sur la santé, notamment pour certaines catégories de populations riveraines exposées directement aux rayonnements proches des antennes relais, de plus elles engendrent de nombreuses situations conflictuelles.

 

"14.2.1 Téléphones mobiles

. . . L’approche de précaution préconisée par l’Afsse se traduit par une incitation à diminuer l’exposition au

téléphone mobile, qui doit s’appliquer à toute la population, y compris les enfants, les personnes utilisant

le téléphone mobile dans le cadre de leur travail, etc . . . ˝

Beaux discours, malheureusement, nous constatons actuellement exactement l’inverse, avec moults ingéniosités, des couches entières de population sont les cibles privilégiées de campagnes de marketing.

Sans y prendre garde, certaines parties de la population sont devenues totalement esclaves de ce petit appareil magique et elles ne savent même plus vivre sans.

Par une offre effrénée de nouveautés qui créent des besoins chez les utilisateurs pour les rendre encore plus dépendants, surtout chez les jeunes, nous banalisons l’augmentation de l’usage du téléphone portable.

Un téléphone portable, ce n’est pas du tout un appareil anodin, c’est même un appareil très dangereux pour la santé s’il n’est pas utilisé correctement (durée) et dans de bonnes conditions, car il génère des Champs ÉlectroMagnétiques (CEM).

La transparence devrait être de règle en matière de santé publique, un exemple :

Pourquoi l’AFSSET qui sait publier des rapports de 130 pages, ne montre-elle pas en imageries les lobes d’irradiation des antennes des mobiles et leurs interactions avec toutes les parties du corps ?

Pourquoi n’y a-t-il pas d’études environnementales sur la pollution par les CEM des espaces clos, comme par exemple les transports en commun? 

A-t-on peur d’une loi (inévitable) qui interdirait de téléphoner avec son mobile dans des lieux publics, (à forte promiscuité) ?

Si, il y a dix ans, une personne avait évoqué l’expression de tabagisme passif, . . . mieux vaut ne pas en parler !

Trouvez-vous normal que des Associations soient obligées de se créer et de se substituer aux pouvoir publics pour informer la population de ce qui est évident, de la réalité ?

Comme pour le tabac, l’utilisateur d’un téléphone cellulaire prend un risque.

Il devrait le faire en pleine connaissance de cause, mais pour cela il doit être informé objectivement.

De ces errements nous créons et découvrons l’existence d’une nouvelle pathologie : l’Électro HyperSensibilité (EHS).

Nous savons que suivant les orientations budgétaires votées, l’État a besoin de la Téléphonie Mobile pour financer une partie des Fonds de Réserves pour les Retraites (FRR) des Français, mais cela ne peut nullement excuser ces dérives qui ont déjà des répercussions biologiques et sanitaires sur une masse très importante de la population.

Face à l’évidence, ne pas prendre, ou retarder les mesures qui s’imposent est une menace majeure sur la santé publique.

ASL