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Création d'une agence
de sécurité sanitaire environnementale Une agence de sécurité sanitaire
environnementale, créée par le précédent gouvernement mais restée dans les
cartons, a été formellement installée mercredi, ont annoncé les deux
ministères chargés de sa tutelle (santé et écologie). |
- Une
agence de sécurité sanitaire environnementale, créée par le précédent
gouvernement mais restée dans les cartons, a été formellement installée
mercredi, ont annoncé les deux ministères chargés de sa tutelle (santé et
écologie).
L'Agence française de sécurité sanitaire environnementale (AFSSE), créée par la loi du 9 mai 2001, aura pour mission de
"contribuer à assurer la sécurité sanitaire dans le domaine de
l'environnement et d'évaluer les risques sanitaires liés à
l'environnement", selon un communiqué des deux ministères.
Les questions liées aux rapports entre santé et environnement "ont été
trop souvent traitées sur fond de polémique, et parfois de scandales ou de
révélations, vraies ou fausses", a souligné la ministre de l'Ecologie
Roselyne Bachelot en installant cet organisme.
"Cette façon de procéder ne peut plus être la nôtre à l'avenir (...). Le
grand défi de l'AFSSE,
c'est celui-là : poser le débat sur des sujets par nature passionnés",
a-t-elle ajouté.
La nouvelle agence sanitaire va se pencher dans un premier temps sur un sujet
hautement controversé : les risques pour la santé des téléphones portables et
des antennes-relais. L'agence dressera également un
état des lieux des risques sanitaires environnementaux en France et évaluera
l'expertise dans le domaine des substances chimiques.
L'AFSSE viendra compléter le
dispositif mis en place pour la sécurité sanitaire, qui compte déjà deux
agences gouvernementales : l'Agence française de sécurité sanitaire des
aliments (AFSSA) et l'Agence
française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS).
L'AFSSE dispose, dans le projet de
loi de finances 2003, d'un budget de 3,52 millions d'euros. Elle emploie 12
personnes, avec un objectif de 60 en 2004.
L'agence est présidée par Guy Paillotin, 62 ans, ancien président de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA).