" Ce regard s'adresse à tous les Scientifiques qui travaillent sur le projet INTERPHONE . . ." Next-up.


 

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INTERPHONE

Lloyd Morgan

In progress

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Analyse : Lloyd Morgan / Analysis : Lloyd Morgan

- Une présentation intitulée, (Translation RT)

ETUDES INTERPHONE D’AUJOURD’HUI,
UN EXAMEN DES DEFAUTS DE CONCEPTION D’ETUDES RESULTANT EN UNE SOUS-ESTIMATION DU RISQUE DE TUMEUR DU CERVEAU, fut donnée à la réunion de la Société de Bio electromagnetics (BEMS) de cette année (San Diego, CA du 8 au 12 juin).

La chose la plus importante de mon intervention fut de démontrer qu’il y a de multiples défauts de conception dans le protocole d’Interphone et chacun de ces défauts résulte en une sous estimation du risque de tumeur.
Le résultat de ces défauts c’est que l’examen de 10 études Interphone sur le risque de tumeur du cerveau venant de l’utilisation du téléphone mobile trouva que 60 résultats statistiquement significatifs résultent en une démonstration de tumeurs du cerveau.

De tels résultats sont la preuve de prime abord de l’incapacité des études à déterminer s’il y a un risque. Néanmoins, comme montré dans la présentation, lorsque les expositions les plus élevées sont examinées (> 10 ans d’utilisation ou d’utilisation du téléphone mobile du même côté de la tête que la tumeur), l’effet protecteur est substantiellement réduit, suggérant qu’un risque accru contrecarre le défaut de conception. Lorsque ces 2 expositions les plus élevées sont combinées, alors les études Interphone trouvent un risque !

L’intervention réussit au-delà de mon imagination le plus folle.

Lorsque je terminai, il y eut des applaudissements. Je pense que les applaudissements eurent lieu parce que j’exprimais le sentiment partagé par plusieurs scientifiques à savoir que la recherche bio électrique a été "dévoyée" par l’industrie.

Je m’attendais à de furieuses accusations lorsque le moment des questions vint. Il n’y eu pas de question posée – même si les suspects habituels (exemple : CK Chou, Joe Elder, Joe Morrissey de Motorola et autres membres de l’industrie) furent présents ! Mon hypothèse du pourquoi aucune question ne fut posée c’est que la présentation était inattaquable.

Joachim Schülz et Maria Feychting, chercheurs à Interphone étaient assis juste derrière moi. Lorsque je suis revenu à mon siège, je leur dit : « Je pensais que vous, ‘la compagnie’, alliez me poser des questions ». Ils haussèrent juste les épaules.

Après la dernière intervention (il n’y en avait qu’une derrière la-mienne) CK Chou vint vers moi avec son air maussade habituel me demandant si j’utilisais un téléphone mobile. Je lui dis : ‘Non’. Il me demanda si j’utilisais des fours micro-ondes. Je lui dis : ‘Oui, mais ils sont blindés’. Il répliqua : ‘Ils fuient souvent !’ Ce qu’il tentait de faire fut de me faire passer pour un hypocrite.

Il dit : ‘Motorola ne ferait jamais quelque chose pour faire du tort à ses clients. Il ajouta alors une sorte d’allusion au paradoxe de la poule et de l’œuf (ce qui n’avait aucun sens pour moi) ajoutant que Motorola ne ferait jamais aucun tort aux poussins. Comme je m’éloignais, je lui dis : "Vous verrez bientôt pas mal de poussins morts".

Comme je quittais le lieu de la conférence, je vis Joachim marchant le long, je lui demandais pourquoi il ne posa pas de question. Il répondait qu’une fois que je les avais accusés de conflit d’intérêt, il n’y avait pas lieu de poser des questions.
Il vint alors à dire défensivement que l’industrie avait seulement financé 20 % des coûts de son étude Interphone allemande. Je lui dis que ma présentation suggérait que tout conflit d’intérêt pouvait être inconscient.
Mais que mon assertion du dicton : « Ne mordez pas la main qui vous nourrit » était qu’aucun des chercheurs ne discutait des découvertes significatives d’un effet protecteur. Il dit qu’il l’avait fait. Comme nous discutions encore de ceci, il admit que la seule discussion dans son rapport fut la source d’erreurs possibles (parti-pris de sélection, parti-pris de rappel, etc.) sans référence aux effets protecteurs significatifs.

Un jour précédent, Elizabeth Cardis, la chef de l’étude entière Interphone de 13 pays, présentait l’étude lors d’une partie de la session plénière. Sa présentation comporta les résultats publiés à ce jour. Lorsqu’on lui demanda quand serait publié l’étude entière, elle répondit : « Bientôt …, j’espère ! ».
Elle dit à Louis Slesin, l’éditeur de Microwave News (www.microwavenews.com) qu’un nouveau tirage circulait. Ce serait bien si nous pouvions voir les précédents tirages. Pour parler clair, il y a un débat interne quant à savoir si on publie ou non les résultats ou comment détourner les découvertes inquiétantes.

Je demandai à Cardis quel fut le coût total de l’étude Interphone et quelle fut la contribution de l’industrie. Elle répondit : « Environ 10 millions d’euros en tout et environ 3,2 millions pour l’industrie. Parce quelle quittait la séance avant mon intervention, je discutais avec elle pour pouvoir utiliser une copie imprimée.

Elle admit que chaque défaut que j’avais inventorié existe et que chaque défaut résulte en une sous estimation du risque.

Elle avait dit, durant son intervention, que la définition d’un utilisateur régulier ne signifie pas que c’était un facteur de risque. Comme je la promenais à travers mon intervention, je lui demandai pourquoi chaque étude Interphone avait virtuellement publié le risque de tumeur à partir d’une utilisation ‘régulière’ comme découverte principale dans les ‘abstracts’ d’études. Elle roula les yeux et dit quelque chose comme : « Ce ne fut pas moi qui le fit ».

Lloyd Morgan
Berkeley, CA USA

P.S. : A la réunion (meeting) BEMS de Cancun en 2006, j’eu le sentiment que le barrage montrait des signes de stress. A San Diego, j’eu le sentiment que le barrage avait des fissures importantes et commençait à avoir des voies d’eau.

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-A presentation titled,

INTERPHONE STUDIES TO DATE,
AN EXAMINATION OF POOR STUDY DESIGN RESULTING IN AN UNDER ESTIMATION OF THE RISK OF BRAIN TUMORS, was given at this year's Bioelectromagnetics Society (BEMS) meeting (San Diego, CA June 8-12).

The essence of the presentation was there are multiple design flaws in the Interphone Protocol, each resulting in an underestimation of tumor risk.  As a result of these flaws, the examination of 10 Interphone studies on the risk of brain tumors from cellphone use, found 60 statistically significant protective results showing use of a cellphone protects the user from brain tumors.
Such results are prima facie evidence of the studies' incapacity to determine if there is a risk. Nevertheless, as shown in the presentation, when the highest exposures are examined (_>_10 years of use or use of the cellphone on the same side of the head as the tumor), the "protective" effect is substantially reduced, suggesting that an increased risk counteracts the design flaw.  When these 2 highest exposures are combined, then the Interphone studies do find a risk!
The presentation succeeded beyond my wildest imagination. When finished there was applause.  I believe the applause was because I was giving voice to the feeling of many scientists that bio-electrical research has been "hi-jacked" by industry.
I was expecting angry accusations when question-time came.  _There were no questions_ even though the usual suspects (e.g., CK Chou, Joe Elder, Joe Morrissey from Motorola and many other industry shils) were there!  My assumption why no questions were asked:  the presentation was unassailable.
Joachim Schülz and Maria Feychting, Interphone researchers, were sitting right behind me. When I returned to my seat, I said, "I thought you guys would have asked some questions." They just shrugged.    
After the last presentation (there was only one after mine) CK Chou came up to me in his usual ornery manner, asking if I used a cellphone.  I said, "No."  He asked me if I use a microwave.  I said, 'Yes but they are shielded."  He replied they often leak.  What he was trying to do was to cast me as a hypocrite.
He said Motorola would never do anything to harm its customers.   He then added some sort of allusion to the chicken and egg paradox (it made no sense to me) adding Motorola would never harm their chickens.  As I walked away I said you will soon see a lot of dead chickens.
As I was leaving the conference facility I saw Joachim walking along.  I asked him why he had not asked any questions.  He said once I had accused them of conflict-of-interest, there was no point.  He then went on to say defensively that industry had only funded 20% of his German Interphone study's cost.  I told him my presentation suggested that any conflict-of-interest could be unconscious.  But my assertion that the saying, "Don't bite the hand that feeds you" was relevant, stands.  
The relevancy, I told him, was that not one of the researchers discussed the significant findings of a protective effect.  He said, he had.  As we discussed this further he admitted that the only discussion in his paper was the source of possible errors (selection bias, recall bias, etc.) with no reference to the significant protective effects.

On a previous day Elizabeth Cardis, the head of the entire 13-country Interphone study, presented the Interphone study as part of a Plenary Session.  Her presentation consisted of the results published to date.  
When she was asked when would the full study be released, she said, "Soon ... I hope."  She told Louis Slesin, publisher of Microwave News<http://www.microwavenews.com./index.html>) that a new draft was being circulated.  It would be great if we could see the previous drafts.  
Clearly there is an internal debate whether or not to publish the results or how to spin away findings of concern.
I asked Cardis what was the total cost of the Interphone Study and what was industry's contribution. She responded ~10M Euros overall; ~3.2M from Industry.
Because she was leaving prior to my presentation I discussed it with her using a printed copy. She agreed that every flaw I listed exists and each flaw results in an underestimation of risk.
She had said during her presentation, the definition of "regular user was not meant to be a risk factor."  
As I was walking her through my presentation I asked her why had virtually every Interphone study published the risk of tumors from "regular" use as the primary finding in the studies' abstracts.  She rolled her eyes and said something like, "It was not my doing."

Lloyd Morgan
Berkeley, CA USA

PS:  In the Cancun BEMS meeting (2006), I got the feeling that the dam was showing signs of stress.  In San Diego, I felt that the dam had major cracks and was beginning to leak.

 

 

Dans un débat qui devient de plus en plus "inaudible"
il est nécessaire d'aller à l'essentiel en soutenant
les résolutions du consortium scientifique
BioInitiative
qui permettront à plus ou moins long terme de faire
baisser votre exposition aux rayonnements électromagnétiques.
Avec cette action, vous protégerez aussi vos enfants et votre entourage.
Comprendre pourquoi 0,6 V/m toutes sources d'immixtion confondues :


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Lloyd Morgan et Diana Bilovsky

- 2006, Première Analyse / 2006, First Analysis -

TTraduction de nos correspondants non opposable, se référer au document original en anglais.
Original  :
http://www.powerwatch.org.uk/columns/morgan/20060818_phones_tumours.asp

- Avertissement -
Cette première analyse générale des études incluant l'étude INTERPHONE est classée en deux parties :
- Les textes sur fond gris sont "accessibles en compréhension" pour le grand public dit profane.
- Par contre "la compréhension" des textes sur fond blanc nécessite des connaissances sur le sujet.


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Rubrique de Lloyd Morgan

La recherche sur la téléphonie cellulaire financée par l’industrie versus
la recherche financée dite Indépendante:
Une comparaison sur les diagrammes de relevés des découvertes d’études.

- Cliquez ICI pour ouvrir les tracés du gliome (traduction électronique), voir l'original.

- Cliquer ICI pour ouvrir les tracés du graphique du méningiome (traduction électronique), voir l'original.

- Cliquer ICI pour ouvrir les tracés du graphique du neurinome de l'acoustique (traduction électronique), voir l'original.

Introduction
Les faits sont là. L'exposition au téléphone cellulaire cause clairement des problèmes de santé, plus particulièrement, le danger de tumeurs au cerveau. À titre illustratif, la dernière étude épidémiologique faite par une équipe suédoise a trouvé non seulement une augmentation de 290% du risque de développer un astrocytoma à haute teneur (le type le plus grave cancer du cerveau) de l'utilisation du téléphone cellulaire (par opposition aux non-utilisateurs), mais a également trouvé ce risque après seulement 10 années ou plus d'exposition (30 ans est la longueur de temps d’ exposition typique pour des utilisateurs de tabac développant le cancer du poumon).

Ainsi la question doit être posée: Pourquoi ces faits continuent-ils à être cachés de la voix et de la vue ? Et pourquoi continuons-nous à être endormis dans l’auto satisfaction, avec rapport après rapport nous assurant de la sécurité sans équivoque de l'utilisation du téléphone cellulaire ?

La réponse est facile : l'industrie du téléphone cellulaire fournit la majeure partie du financement pour la recherche du téléphone cellulaire, ainsi que l'information distribuée aux médias au sujet de la salubrité
et de la sécurité du téléphone cellulaire. Ajouté à cette emprise de l'industrie du téléphone cellulaire il existe un conflit d’intérêt inhérent parce que la même industrie du téléphone cellulaire qui finance la recherche a un véritable intérêt trop important dans les résultats de recherches. Il devrait donc en résulter sans aucune surprise que la domination de la recherche produite par industrie du téléphone cellulaire aura non seulement un impact profond sur la recherche, mais également un impact sur la connaissance du public au sujet de la salubrité et de la sécurité du téléphone cellulaire.

Preuve : L'impact des sources de financement sur la recherche
La meilleure preuve de l'impact de l'industrie du sans fil sur la recherche du téléphone cellulaire est un examen côte à côte comparatif des résultats de recherches du téléphone cellulaire financé par l’industrie et la recherche épidémiologique financée indépendamment.

L'industrie du téléphone achemine l'argent dans la recherche sur le téléphone cellulaire par l'intermédiaire de leurs différentes sociétés et par l'intermédiaire de leurs associations commerciales.
Elle a considérablement financé les études d' "Interphone". L’étude Interphone, en utilisant une norme de protocole (méthode), a été réalisée par des études dans 13 pays. En date de juillet 2006, sept études d'interphone ont été publiées sur les risques de tumeurs au cerveau venant de l'utilisation du téléphone cellulaire. Il est intéressant de noter que, à la différence des chercheurs indépendants, les études d'interphone ne vont pa révéler la norme du protocole de leurs études.

Les chercheurs indépendants viennent de l'institut national de la vie active (professionnelle) du gouvernement suédois et de l'université de Örebro à Örebro, Suède. L'institut national du travail (vie active) est l'équivalent de l'institut national du gouvernement des ETATS-UNIS pour la sûreté et la santé professionnelle, ou, NIOSH. Cette "équipe suédoise" a étudié toutes les tumeurs du cerveau diagnostiquées dans trois régions de la Suède entre 1997 et 2003.

Lorsque les études d'Interphone financées par l’industrie du téléphone cellulaire sont comparées aux études financées de façon indépendante de l’équipe suédoise, trois résultats parlant sautent aux yeux :

1- le risque de tumeurs au cerveau

La majeure partie de la recherche sur le téléphone cellulaire financée par l’industrie se termine dans la catégorie des « Riens trouvés » (c’est-à-dire aucun risque) pour le risque de tumeur au cerveau correspondant à l'utilisation du téléphone cellulaire ;
Par un contraste marqué à la prépondérance de la recherche financée de façon indépendante qui trouve un risque alarmant de tumeurs au cerveau venant de l'utilisation du téléphone cellulaire en sachant que ce risque est trop prématuré eut égard aux temps connus de latence.

Étonnamment, pour l’utilisation du téléphone cellulaire de 10 années ou plus d'utilisation, la majorité des études du téléphone cellulaire financées par l’industrie montrent également un risque en excès de tumeurs au cerveau.

2 - La publication des rapports

Concernant la recherche financée par l’industrie, même la recherche qui a trouvé réellement des causes d’inquiétude a été rapportée, comme d’habitude par les médias dans des manchettes, en tant qu’affirmation additionnelle de la sûreté (sans danger) du téléphone cellulaire.
En revanche, la recherche financée de façon indépendante qui continue à trouver, avec chaque étude mise à jour, des résultats nocifs de l’exposition au téléphone cellulaire suscite elle, le cas échéant, l'attention insuffisante des médias.

3 - L'exposition au téléphone cellulaire "protège" l'utilisateur contre les tumeurs au cerveau

Six des sept études épidémiologiques de recherches financées par l'industrie du téléphone cellulaire présentent en réalité des découvertes "statistiquement significatives" tellement nases par rapport aux autres recherches qu’elles impliquent d’un air interrogateur que les expositions au téléphone cellulaire sont en réalités protectrices contre les tumeurs au cerveau (est-ce peut-être une indication de quelques biais de recherches ou erreur dans les études « Interphone » ?)

(ndlr : cet anachronisme se retrouve identiquement dans les résultats de certaines mesures dites officielles des rayonnements des antennes relais, ceux-ci aboutissements après extrapolations et ""manipulations à un chiffre en deçà . . . du seuil de détection ! – Jugement TGI Paris du 2 mai 2006 SFR c/Cendrier,. . .)

Voir les tableaux graphiques de comparaison des points de relevés
[ voir les relevés de points (nouvelle fenêtre – dernière page) ]

1 - Les diagrammes dépeignent une comparaison de la recherche épidémiologique en date de Juillet 2006 d’Interphone et des études de l'équipe suédoise.

2 - Les 3 diagrammes comparent les résultats épidémiologiques des expositions au téléphone cellulaire et du risque accru de 3 types de tumeurs du cerveau : cancer du cerveau, neurinome de l’acoustique et méningiome.

3 - Les études épidémiologiques des deux groupes de recherche comparés sont représentées par les formes géométriques sur le diagramme :
- les triangles rouges indiquent les différents résultats (découvertes) des études sur le téléphone cellulaire financées par l’industrie;
- les carrés rouges indiquent deux résultats sur le même point sur les diagrammes des études sur le téléphone financées par l’industrie ;
- les losanges foncés indiquent différents résultats des études à financement indépendants.
- Un rectangle noir sur le diagramme indique des résultats multiples trop proches pour un choix individuel.
Cliquer sur le rectangle du diagramme vous amènera sur chaque découverte (résultat de conclusion) et sa correspondante citation à la recherche dans le rectangle.

4 - Les nombres à la base du diagramme (l'axe horizontal) représentent le risque décroissant ou croissant de développer une tumeur au cerveau -avec le "0%" au milieu représentant la chance 50-50 au hasard, équivalent à aucun risque.

En examinant chaque diagramme, notez si les résultats (rouges ou noirs) sont quasi distribués également à gauche et à droite de la ligne médiane de 0% du diagramme. Si la distribution est vers la gauche, elle implique que l'importance des résultats indique que l'utilisation d'un téléphone cellulaire protège l'utilisateur contre des tumeurs au cerveau. Si la distribution est vers la droite, elle implique que l’importance des résultats indique que l'utilisation d'un téléphone cellulaire est un risque pour des tumeurs au cerveau.

5 - L'axe vertical (avec "% de confiance" du côté gauche du diagramme) indique la confiance statistique de la conclusion. En termes de "valeur"  scientifique (ou comment la plupart des scientifiques jugent le sérieux des résultats d'une étude), la partie la plus importante du diagramme est cette colonne des nombres à gauche qui illustre la "confiance de pourcentage" (ou son complément, la " valeur - p ", la probabilité de trouver une chance) pour le point particulier de données. Ces nombres indiquent l'historique quant à la solidité de la conclusion (par opposition à quel pourcentage de la chance possible) dans le risque de développer une tumeur au cerveau.

En d'autres termes, le pourcentage de confiance nous indique le pourcentage de confiance qu'une conclusion soit un vrai résultat.

6 - La solidité de la conclusion (découverte) augmente vers le haut à partir du bas du diagramme - -- (vert jaunâtre léger = "aucune signification statistique" ;
- rose-clair = "signification statistique possible" ;
- vert clair = "signification statistique probable")
vers la ligne verte qui est la "ligne d'importance statistique".
Cette ligne croise le diagramme à la confiance de 95% et est vue par la communauté scientifique comme le point auquel des résultats doivent être pris au sérieux. (Cependant, il est important de noter qu'au sein de la communauté de santé publique certains considèrent cette barre comme une sorte de barre trop haute de certitude légale plutôt que de la "prépondérance de la preuve".)

7 - Les résultats dans la zone grise indiquent les études qui montrent un excès de risque, mais un risque qui est moins que 100% d’excès.
Les épidémiologistes montrent un certain scepticisme au sujet de ces résultats parce qu'ils peuvent être la résultantet de défauts d'études dus aux préjugés ou à la confusion. Un exemple de préjugé (préjugé de rappel de mémoire) est le cas des études dont les résultats dépendent de l'exactitude de la mémoire des sujets de l'étude pour les événements passés. Un exemple de la confusion peut être trouvé dans les études de risque d’attaque cardiaque par groupes d’âge qui ne furent pas ajustés pour l'effet de "confusion", on entend, par exemple, l’impact des fumeurs à long terme peuvent avoir sur la population étudiée.

Résumé : Ce que le diagramme comparatif de tracés nous dit  :
[ voir les diagrammes (nouvelle fenêtre - dernière page) ]

En lisant les diagrammes de comparaison, ce qui émerge est l'image même de la raison pour laquelle  :

Pourquoi le public a ainsi peu de connaissance à sa disposition au sujet des risques de l'utilisation du téléphone cellulaire.
Avec régularité, les points de données (découvertes) représentant la recherche concernant les résultats des études d'Interphone montrent assez bien "aucun mal" ou même "une protection" (comme dans le diagramme de méningiome) ou une très petite preuve "de tort" ou même un semblant de protection (comme dans le cancer de cerveau et les diagrammes des neurinomes de l’acoustiques).
En revanche, les études de l'équipe suédoise montrent statistiquement des preuves solides d'un risque d’excès de tumeurs du cerveau (excepté peut-être dans le cas des méningiomes où il y a une preuve plus faible d'un risque d’excès).

Cependant, la majorité des études d'Interphone ont également trouvé un risque élevé de tumeurs au cerveau, lorsque ces études examinent ce risque après avoir utilisé un téléphone cellulaire durant 10 années ou plus (par exemple, voyez les diagrammes des neurinomes de l’acoustiques et des cancers du cerveau).
Cependant, l’essentiel de ces résultats n'est pas ce qui est propagé au public.

En conclusion, lorsque nous regardons ces diagrammes, nous voyons devant nos yeux deux tragédies distinctes :

- La première tragédie est celle de fabriquer une science pour les besoins économiques d’une corporation.

- La deuxième tragédie est bien pire, elle est le résultat direct de la première:

Quand l'enquête scientifique indépendante est ainsi manipulée et marginalisée, nous sommes tous perdants, car pendant ce temps l'humanité est privée d’un système d'avertissement de santé sur lequel notre attention, qui devrait être fixée est sciemment détournée.
Et dans le cas de l'exposition au téléphone cellulaire par rapport à la santé humaine, avec la domination croissante de l'industrie de téléphone cellulaire dans le financement de la recherche face au rétrécissement (bientôt, de l’inexistence) du financement de façon indépendante de la recherche et des découvertes :

- Nous aurons un syllogisme parfait tout aussi affligeant que celui des études antérieures de recherches sur le tabac, mais avec des conséquences sanitaires incommensurables.

- Nous pouvons déjà être sûrs d’un important retard qui ne nous évitera pas l’avalanche de très graves problèmes de santé publique.

Lloyd Morgan et Diana Bilovsky

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